On entend de plus-en-plus parler de taux vibratoire.
Comme si nous pouvions savoir où nous en sommes.
Comme s’il existait quelque part une échelle sur laquelle nous pourrions nous situer.
Plus haut. Plus bas. Et peut-être même nous demander si nous sommes suffisamment « élevés ».
Mais au fond… c’est quoi, le taux vibratoire d’une personne? Et pourquoi avons-nous besoin de le savoir?
Il y a quelque chose qui nous interpelle dans cette notion. Parce qu’elle peut nous amener à chercher une réponse à l’extérieur, alors que ce dont elle parle se vit peut-être beaucoup plus intimement : dans le corps, dans le ressenti, dans cette sensation que nous avons parfois qu’une chose est juste. Ou qu’elle ne l’est pas.
Nous connaissons tous ces instants où nous rencontrons quelqu’un et où nous nous sentons immédiatement bien. Nous ne savons pas forcément pourquoi. Il n’y a peut-être rien de particulier à dire.
Et pourtant… quelque chose est là. Une ouverture. Une détente. Une respiration différente.
Puis il y a ces autres moments; une personne, un lieu, une situation… et quelque chose en nous se ferme. Le corps se tend, une lourdeur s’installe, et nous pouvons même nous entendre penser :
« Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sens pas. »
Ou, à l’inverse :
« Je ne peux pas l’expliquer, mais je sais que c’est juste. »
Alors peut-être que le taux vibratoire est aussi une manière de mettre des mots sur cette perception de la vibration. Mais est-ce vraiment quelque chose que nous devons mesurer?
Lorsque nous parlons de taux vibratoire, nous parlons d’une manière de désigner la vibration d’une personne. Mais cette vibration… comment la définir? Comment la mesurer? Et surtout, comment savoir si elle est « haute » ou « basse »?
Nous pouvons chercher des réponses. Des chiffres. Des échelles. Des explications.
Et pourtant, quelque chose en nous sait déjà, parfois. Nous le ressentons, sans pouvoir l’expliquer.
Le corps est là. Il perçoit. Il réagit.
Il ouvre. Il ferme. Il se détend. Il se contracte. Bien avant que le mental ait trouvé une explication, il y a parfois déjà une information. Une sensation. Une évidence.
C’est peut-être cela qui rend cette notion de taux vibratoire intéressante. Non pas parce qu’elle nous permettrait de nous attribuer une note, mais parce qu’elle peut nous ramener à notre capacité à ressentir. À écouter, et à être présents à ce qui se passe en nous.
C’est une expression que nous rencontrons beaucoup. Augmenter son taux vibratoire, Vibrer plus haut ou encore Élever sa vibration.
Et là encore… nous pouvons nous demander: plus haut que quoi? Et pour aller où?
Parce que si nous commençons à penser que « plus haut » est forcément « mieux », nous pouvons très vite nous retrouver à vouloir changer ce que nous vivons :
– Ne plus avoir peur.
– Ne plus être triste.
– Ne plus être en colère.
– Rester dans une énergie positive, être toujours dans la Lumière.
Et peut-être même nous juger lorsque nous traversons quelque chose de plus difficile. Comme si cela signifiait que notre taux vibratoire avait baissé.
Mais… et si ce n’était pas cela? Et si la tristesse avait simplement quelque chose à nous montrer? Et si la peur avait quelque chose à être entendue? Et si la colère était simplement là?
La Vie ne se résume pas à ce que nous considérons comme agréable. Elle est Mouvement. Elle nous traverse dans toutes ses dimensions. Il y a des ouvertures, des contractions, des moments de joie, des moments où nous ne comprenons plus, et d’autres où nous avançons avec confiance.
Tout cela peut exister. Tout cela peut être vécu. Et être là ne signifie pas nécessairement que nous sommes « désalignés ».
Peut-être que nous pouvons commencer par ne plus chercher à savoir.
Cela peut sembler étrange. Mais parfois, c’est lorsque nous cessons de vouloir obtenir une réponse que nous commençons réellement à écouter.
Le Corps sait… il nous parle… et pas toujours avec des mots.
Une tension, une contraction, une ouverture, une respiration qui change, une sensation de légèreté, ou cette impression très simple que quelque chose en nous dit Oui ou Non.
Nous avons pourtant tellement appris à passer par le mental. À réfléchir, à analyser, à comprendre, à chercher des preuves, à demander aux autres. Et parfois, nous savons déjà. Mais nous ne nous faisons pas confiance. Alors nous cherchons encore une réponse, une validation, un chiffre, un signe, quelque chose qui nous permettra de croire ce que nous ressentons.
Et si nous commencions simplement par nous écouter? Sans chercher immédiatement à interpréter. Sans chercher immédiatement à changer.
Juste… Sentir.
Nous changeons. La Vie change. Ce qui était juste hier peut ne plus l’être aujourd’hui.
Une relation peut évoluer. Un lieu peut ne plus nous correspondre. Une activité que nous aimions peut soudain ne plus avoir la même saveur.
Et parfois, nous ne comprenons pas. Nous continuons parce que nous avons toujours fait ainsi. Parce que nous avons dit oui, et que nous pensons devoir continuer à dire oui.
Jusqu’à ce que le corps parle plus fort. Une Fatigue, une Tension, un Malaise, une Émotion, ou une Sensation de vide.
Et quelque chose en nous sait que cela ne résonne plus.
Est-ce alors notre taux vibratoire qui a changé? Peut-être. Mais peut-être aussi que nous sommes simplement devenus capables de ressentir quelque chose que nous ne voulions pas encore regarder.
C’est là que la notion de vibration devient intéressante. Non pas comme une mesure, mais comme une Écoute, une Perception, une Résonance. Ce qui résonne pour nous aujourd’hui ne résonnera peut-être pas de la même manière demain. Et cela aussi fait partie du mouvement de la Vie.
Nous pouvons chercher; Lire, Écouter, Méditer, Changer certaines habitudes, Prendre soin de nous, et tout cela peut être juste.
Mais si derrière cette recherche se cache l’idée que nous devons absolument atteindre une Vibration plus élevée pour être mieux, alors une nouvelle course peut commencer.
« Je dois augmenter mon taux vibratoire. »
« Je dois vibrer plus haut. »
« Je dois être dans une énergie plus élevée. »
Mais qui sommes-nous en train d’essayer de devenir? Et qui nous dit que notre valeur dépend de notre capacité à vibrer « plus haut »?
L’Alignement Vibratoire n’est pas une compétition. Il ne s’agit pas de devenir plus spirituel que quelqu’un d’autre. Il ne s’agit pas de rejeter la densité, le corps, les émotions ou tout ce qui appartient à notre expérience humaine pour atteindre une lumière idéalisée.
Il s’agit plutôt de laisser se dévoiler ce qui est déjà présent. Et parfois, ce dévoilement passe justement par ce que nous aurions préféré éviter : une émotion, une peur, une ancienne croyance, une part de nous que nous n’avions jamais vraiment accueillie. Tout cela peut faire partie du chemin.
Alors peut-être que la question n’est pas tant : « Comment augmenter mon taux vibratoire? »
Mais plutôt : « Qu’est-ce qui, en moi, demande aujourd’hui à être entendu? »
La question change. Et avec elle, quelque chose peut s’ouvrir.
C’est ici que la notion de Taux Vibratoire rejoint naturellement celle d’Alignement Vibratoire.
L’Alignement n’est pas un état que nous devons atteindre une fois pour toutes. Ce n’est pas une note, et ce n’est pas une position sur une échelle.
C’est davantage un retour.
– Un retour à Soi.
– Un retour au Corps.
– Un retour à la Présence.
– Un retour à cette écoute intérieure qui existe avant même que le mental commence à raconter son histoire.
Lorsque nous sommes davantage présents à ce qui se vit en nous, nous pouvons commencer à reconnaître ce qui résonne. Et aussi ce qui ne résonne plus. Nous pouvons entendre un oui, un non, un pas maintenant, un peut-être, sans avoir besoin de tout comprendre immédiatement.
C’est aussi une reconnexion à notre verticalité, entre Ciel et Terre. Être ici, dans ce corps, dans cette Vie, dans cet Instant. Et laisser la Vie nous rencontrer là où nous sommes.
Il n’y a rien à Forcer, rien à Prouver, et rien à Devenir.
Peut-être que c’est finalement cela que cette notion peut nous offrir. Une invitation à revenir, à nous rapprocher de nous-mêmes et à écouter davantage.
Parce que nous cherchons tellement souvent à savoir, à comprendre, à mesurer, à nous situer. Et parfois, nous oublions simplement d’être là, d’être ici et maintenant avec ce corps, avec ce que nous ressentons, et avec ce qui Est.
Peut-être que nous n’avons pas besoin de savoir quel est notre taux vibratoire. Peut-être avons-nous simplement besoin de ressentir lorsque quelque chose est juste pour nous. Et lorsque quelque chose ne l’est plus.
Sans jugement, sans comparaison, et sans chercher immédiatement à modifier.
Juste écouter.
Car l’Alignement n’était peut-être pas perdu. Nous étions simplement partis ailleurs dans nos pensées, dans nos peurs, dans les attentes des autres, dans l’image que nous avions de ce que nous devions être.
Revenir à Soi, c’est peut-être simplement cesser, un instant, de nous éloigner.
Et puis… il y a parfois ce moment où quelque chose se pose. Plus rien à chercher ni à ajouter. Le corps qui respire, le Cœur qui ressent, la Vie qui est là.
Et cette Présence Ici et Maintenant.
Alors peut-être que la question n’est plus : « Quel est mon taux vibratoire? »
Mais simplement : « Suis-je encore en relation avec ce que je ressens profondément? »
Et si la réponse est non… peut-être que nous n’avons rien à augmenter, rien à atteindre, et rien à devenir.
Peut-être simplement… à Revenir au corps, à Soi, et à la Présence.
La notion de taux vibratoire est souvent associée à l’idée d’un niveau ou d’une mesure. Pourtant, dans cette approche, il nous semble plus juste de rester dans l’expérience du ressenti et de la résonance, plutôt que de réduire la vibration à un chiffre ou à une échelle.
Plutôt que de chercher à savoir si notre vibration est « élevée », nous pouvons observer ce qui se passe en nous. Une ouverture, une détente, une sensation de justesse, ou au contraire une contraction, peuvent devenir des invitations à écouter notre corps et notre ressenti.
Une émotion difficile ne signifie pas nécessairement que notre vibration est « basse ». La tristesse, la peur, la colère ou le doute font partie de notre expérience humaine. L’Alignement Vibratoire ne consiste pas à les faire disparaître, mais peut nous inviter à ne plus lutter systématiquement contre ce qui nous traverse.
Nous pouvons prendre soin de nous et créer davantage d’espace pour ce qui nous fait du bien. Mais chercher à « vibrer plus haut » peut aussi devenir une nouvelle forme de course. Il peut être intéressant de revenir plutôt à ce qui est présent, d’écouter et de reconnaître ce qui demande à être entendu.
Parce que nous sommes en mouvement. Ce qui était juste pour nous à une période de notre vie peut ne plus l’être aujourd’hui. Cela ne signifie pas nécessairement que l’autre ou le lieu est mauvais. Il peut simplement y avoir une différence de résonance, et cette sensation peut nous inviter à écouter ce qui est devenu juste pour nous.
Nous sommes en mouvement, et notre manière de ressentir peut évoluer. Ce qui résonne aujourd’hui peut ne plus résonner de la même façon demain. Plutôt que de chercher à maintenir un état fixe, nous pouvons apprendre à être présents à ce qui est vivant dans l’instant.