Je vois une réalité qui devient ma réalité, qui devient « moi ».
Je vois que je ne peux faire autrement que d’être une projection de forme créée par une vision, elle-même le résultat d’une lentille imposée dans sa nature polarisée.
Imposée à être ce que je crois être, parce que je le vois et que cette vision crée un rêve qui à son tour me structure dans une identité…
Cette lentille est une création de forme, donc une capture et une contraction de l’énergie Mère, amenant ainsi une expérience de diffraction totale de cette même énergie…
Cette lentille se présente tel un anneau ou un tunnel où l’énergie a été aspirée, utilisée afin de créer ce que nous appelons ici notre vie, notre personne…
Je perçois cet anneau tel un implant principal qui m’empêche d’échapper à cette vision créatrice et tronquée d’une réalité dite « réalité »…
Ce que nous voyons de nous même est la manifestation de cette tromperie.
Nous sommes le mensonge, nous sommes la matrice…
L’observation spontanée et en toute lucidité de cette lentille et de l’ensemble de ce scénario, me plonge dans un champ plus vaste, une prise de conscience que cette partie de capture ressentie n’est aucunement séparée d’un Tout plus vaste, et qui est en même temps juste là en Évidence…
Soit je regarde à partir de cette lentille et je souffre, car je me sens séparée et coupée en deux, soit c’est un autre regard qui vient me chercher, un Absolu évident de par sa Présence immuable, majestueuse, puissante…
C’est une nouvelle observation sans regard ou sans action de regarder.
L’Absolu EST.
L’implant cité précédemment n’est pas à enlever ou à combattre, il n’est rien, et n’a plus aucun pouvoir dans cette fusion en Absolu.
Ce glissement en Absolu peut nous faire traverser des étapes émotionnelles différentes et successives : tristesse, nostalgie, abandon total de tout faire, de toute croyance ou de tout vouloir croire à quelque chose.
Et finalement, s’offrir à ce qui se déroule, dans le sens d’être ce déroulement lui-même d’un processus de retour en fusion avec l’Absolu.
Alors les yeux physiques du personnage ne fonctionnent plus pour « voir », mais pour s’accueillir soi-même en pleine conscience dans ce Tout qui est en train de disparaître en Absolu.
Je n’ai plus envie de voir ce qu’on m’a montré, je n’ai plus envie de suivre cette projection de moi-même et de cette réalité projetée, je n’ai plus envie d’être séparée de moi-même.
Je crie « NON » et là je sais que je me réveille, là je sais qu’à nouveau je suis le Réel.
Cat Z – Une Présence



