Tout d’un coup, les machines s’arrêtent et le Silence prend place…
Tout est là, tout ce qui a participé à l’établissement de cette réalité est là dans une immobilité totale, un instant de non vie selon les paramètres de cet espace temps ici bas.
Pourtant dans cet arrêt, ça pétille telles des petites particules de lumière sur un fond blanc.
Ce n’est plus une réalité mais un état autre qui se dévoile en ce vécu d’abandon à la moindre résistance, à la moindre impulsion, à la moindre réaction, à la moindre connaissance…
Les machines se ne remettront plus jamais en route, elles n’ont plus d’utilité à présent, elles n’ont plus personne pour venir les actionner…
Oui, il n’y a plus besoin d’être nourri par le sein matriciel, et ce qui a voulu être caché est vu tout simplement comme une étape achevée et presque totalement effacée au sein de la mémoire.
Rien n’est rattrapable, rien n’est à commenter sur ce qui a semblé être réel.
Le Silence est trop grand pour que l’on puisse encore donner la moindre attention à une création qui est déjà dans sa propre voie de dissolution.
Alors dans ce Silence, nous ouvrons les yeux peut-être pour la première fois.
C’est une vision qui n’est plus détournée de l’Évidence, une vision qui ne recherche plus rien, une vision lucide sur un Tout, une vision qui ne sépare plus rien.
Le temps s’est arrêté, il n’y a plus de temps en cet instant d’Éternité. Un repos tel la conséquence d’attaches qui ne sont plus.
Il n’y a tout simplement plus aucune acceptation de vivre ce scénario du sentiment d’existence.
Il n’y a plus de « donner » et de « recevoir », il n’y a plus à protéger ou à préserver quoi que ce soit.
Il n’y a juste qu’à se laisser glisser je ne sais où, et par je ne sais qui ou quoi… Qu’importe…
SOURIRE…
Alors le corps n’est plus un handicap ou une limitation ou une souffrance.
Il est un participant entier de cette symphonie de Lumière absolue.
Cat Z – Une Présence
Le 22 avril 2026



