Dans ce cœur de moi-même, là où je viens de m’installer, il n’y a plus de porte, il n’y a plus d’ouverture, ni de fermeture, il n’y a plus de direction, il n’y a plus de vision de forme, il n’y a plus de concept polarisé et structuré…
Alors ce n’est plus « je » mais « Nous »
Nous nous installons dans un « Blanc » tout en sachant que le Tout manifesté est toujours là, mais il ne peut plus être perçu telle une forme de quelque chose, car il n’y a plus de perception…
Il n’y a pas une chose, deux ou trois choses, il n’y a rien de définissable, mais tout est là dans un non mouvement animé par le Vivant…
Il n’y a plus de question car la nature même de l’existence de la question n’existe plus…
Une étape d’arrêt ?
Une étape d’apnée ?
Ou simplement une absence d’étape ?
Vivre le « rien faire », s’abandonner, s’affranchir de tout repère, de tout connu, de toute empreinte, de toute mémoire tel un lavage cellulaire…
L’oubli de soi, est-ce cela le repos éternel ?
S’effacer à soi-même, redevenir ce Vivant Aimant…
En l’instant, je me vois allongée en planche sur l’eau en plein océan.
Le clapotis des vagues me ballote avec délicatesse sans aucune direction, car seul le présent se manifeste.
Chaque petite vague, de par son bruit et sa force, met en mouvement toute l’eau de mon corps, et me ramène dans ce joyeux Vivant…
Jouer, vivre l’insouciance de ce présent…
La notion de danger n’est plus et ne peut plus être, la Vie s’anime et se transforme à son gré…
Savoir et vivre toutes ces formes de vie en un seul instant, être elles, être Nous…
Nous sommes la Vie, nous sommes la forme et le non forme, et rien ne peut être enfermé ou séparé au sein de cette Évidence…
Puis tout d’un coup, je reviens dans les perceptions de mon personnage en train d’écrire…
Le Silence tel un témoin, vient me chercher.
Le fait même d’écrire ne cherche plus aucune cohérence, aucun sens.
Juste ça écrit sans raison, ça pose des mots sur ce vécu « Blanc » de la Conscience, ou juste sur le dévoilement d’une Conscience libre d’être ELLE, et de créer au sein de cette instantanéité…
Il n’y a rien à comprendre, ça ne peut plus.
Nous sommes partis bien au-delà dans cet impalpable « Blanc »…
Cat Z – Une Présence
Le 31 janvier 2026